Le contrat signé voilà cinq ans entre les acteurs et les studios prend fin aujourd'hui, mardi 1er juillet, à midi tapante, passée de une minute. Si aucun nouvel accord n'a encore été passé entre les deux parties, les membres de la SAG ont laissé entendre, via un communiqué, qu'il n'était pas question de déclencher une grève dans les prochains jours. « Nous n'avons pas encore mis en route la demande d'autorisation de cessation du travail auprès de nos membres », comme l'exige le règlement interne du syndicat. La Screen Actors Guild le fera-t-elle ? Rien n'est moins sûr. De plus en plus de voix, y compris internes à l'organisation, se font entendre pour que les négociations engagées débouchent sur un terrain d'entente.
Alors que l'autre syndicat, l'AFTRA, a conclu un accord avec les studios, la SAG se refuse pour le moment à le faire. Après 41 jours de discussions, aucune ouverture n'a encore été trouvée. La SAG campe sur ses positions. Mais comme l'explique fort bien l'un des représentants des studios, « ayant déjà signé un accord avec les scénaristes, les réalisateurs et d'autres, il n'y a pas de raison pour que nous ne signions pas le dernier avec la SAG, ce qui permettrait de retrouver enfin une vitesse de croisière de travail normale. » Car pour le moment, Hollywood tourne au ralenti. Craignant un possible blocage, les maisons de production n'osent pas se lancer, que ce soit pour le petit ou le grand écran.
Pour l'instant, de plus en plus de grosses pointures comme Tom Hanks, Susan Sarandon et Sally Field , tous membres de la SAG, poussent leur organisation à signer un nouveau contrat, alors que quelques purs et durs de la veine de Martin Sheen, Ben Stiller et Jack Nicholson, ne veulent pas céder d'un pouce. Jusqu'à quand ces derniers tiendront-ils ? Là est la question, car rappelons-le, il faut qu'au moins 70 % des 120 000 membres de la SAG votent la grève pour que cette dernière puisse voir le jour. Pour l'heure, les discussions sont en cours.


