Mercredi 2 juillet, acteurs et porte-parole des studios prendront place une nouvelle fois à la table des négociations. Les seconds le feront en ayant l'espoir qu'un accord soit enfin signé. Ils viennent d'envoyer aux premiers, tout du moins aux responsables de la SAG (Screen Actors Guild), une offre «résumée» sur 43 pages, proposant une augmentation de 250 M$ étalée sur trois ans. Mais à en croire les nouvelles en provenance de la cité des anges, l'affaire est loin d'être entendue. Les acteurs considèrent les dernières propositions comme insuffisantes, en particulier celles relatives aux possibles rentrées émanant des nouveaux médias.
En attendant mercredi et la suite qui en résultera, la toute puissante AMPTP (Alliance of Motion Picture and Television Producers) a déclaré le secteur audiovisuel américain «en grève de facto». Tout en accusant ses interlocuteurs de manque manifeste de réalisme.
Le contrat officiel entre les deux parties a pris fin lundi 30 juin. N'ayant pas - tout du moins pour l'instant - été renouvelé, tous les tournages devraient s'arrêter. L'AMPTP laisse entendre que si conflit il y a, il en coûtera autour de 2,5 millions par jour aux 120 000 membres de la SAG, alors que les autres syndicats perdraient quant à eux près de 13,5 millions, l'économie californienne laissant filer quotidiennement dans cette affaire 23 millions. Pour vous rafraîchir la mémoire en cette période de fortes chaleurs, le conflit des scénaristes s'est soldé par une perte sèche de plus de 2 Md$.
Pas facile de savoir ce qu'il adviendra. Toujours est-il que malgré la grève déclenchée «de facto», la SAG incite ses adhérents à aller néanmoins travailler. A Hollywood, chacun fait son cinéma à sa façon.
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